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  Naissance de la mouche d’Ornans

samedi 14 avril 2007, par Yves Faillenet

Beaucoup d’articles furent écrits à propos de la mouche d’Ornans, un infime mystère demeure, mais il semble bien qu’il faille remonter très loin, au tout début du siècle dernier pour retrouver les traces de la naissance de la mouche d’Ornans.

C’est à cette époque que des individualités s’efforcèrent de créer des mouches d’après nature et recherche entomologique (cercles, ailes, stades …), le père Baud, Roussiller, le père Jean Marie Jourget mais aussi Amédée Gros. Dès lors l’art de la mouche artificielle, la confection et la codification étaient nés.

Amédée Gros ce natif du Jura, était instituteur à Marigny sur l’Ain, juste en aval de Champagnole. Il fut un grand pêcheur à la mouche mais aussi celui qui valida plus tard les mouches mises au point par Léonce de Boisset et Georges Massias chez Germaine de Chamberet.
Il étudia les éphémères durant de longues années, ainsi que ses amis Georges Massias et Gérard de Chamberet, à qui ils inspirèrent au pêcheur et écrivain Léonce de Boisset, les fameux livres « Les mouches du pêcheur de truites » publié en 1939 et « Les éphémères » publié en 1942.

Amédée Gros confia à Gérard de Chamberet une de ses mouches à ailes en plumes de pigeons couchés, corps de couleur vive, et petite collerette claire. Cette mouche fut fabriquée par l’artiste Gérard de Chamberet, qui très tôt en 1928 avait installé dans le village de Charrette un atelier de mouches artificielles. Gérard de Chamberet mourut prématurément et brutalement le 08 juin 1941, et sa femme Mme Germaine de Chamberet native de La Vieille Loye en bordure de la basse Loue, poursuivit l’entreprise de son mari avec ses filles aux doigts de fées.

Elle se souvint du succès de cette mouche en aval du Château de Cléron et voulut l’intégrer dans la série « La Loue », mais cette série ne comportait aucune mouche à ailes.
Vouant une très forte affection pour la région et sa capitale Ornans, elle décida donc en 1942 de la baptiser « Mouche d’Ornans » plus par reconnaissance que par précision du lieu exact.




Plusieurs variantes du modèle original virent le jour au fil des décennies mais la modèle le plus fréquemment utilisé de nos jours est le modèle suivant : Montée sur hameçon de 18, les cerques sont en Pardo, les ailes en Etourneau et un léger hackle en CDC forme le thorax. Vous pouvez la décliner en différentes couleurs : Du jaune pale à l’olive en passant par l’orange et le rouge et pour finir par le marron et lie de vin… au gré de la rivière et de votre imagination.
C’est la mouche que tout moucheur se doit de détenir quand il vient pêcher « La Loue ».

Yves Faillenet.

En complément de cet article :
• n’hésitez pas à visiter le très beau site d’Yves Faillenet, Moniteur Guide de pêche Doubs Jura : www.jurapeche.com • Vous trouverez aussi une fiche très détaillée du montage de la Mouche d’Ornans originale par Michel Flénet sur son site personnel.



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